Rebel without a cause

24 août 2005

Alexandre (2004)

391Réalisé par Oliver Stone

Avec Colin Farrell, Angelina Jolie, Val Kilmer, Rosario Dawson

Synopsis

La vie d'Alexandre le Grand, narrée par Ptolémée : de son enfance à sa mort, des cours d'Aristote aux conquêtes qui firent sa légende, de l'intimité aux champs de bataille. Fils du roi Philippe II, il soumit la Grèce révoltée, fonda Alexandrie, défit les Perses, s'empara de Babylone et atteint l'Indus pour établir à 32 ans l'un des plus grands empires ayant jamais existé.

Etant fan de péplum, je me devais de visionner Alexandre. Pour dire la vérité, je m'attendais à un film assez moyen dans la lignée d'un Troie, ceci est dû en partie aux mauvaises critiques dont le film a souffert au moment de sa sortie. Mais tout cela n'est que broutille, Alexandre est LE meilleur péplum de ces 6 dernières années. Bon d'accord, il est vrai que la production du genre n'a pas été très active depuis 6 ans, ça saute aux yeux, n'empêche que Alexandre est le SEUL péplum a nous offrir une VRAIE reconstitution des faits. Oliver Stone a fait appels a de nombreux historiens pour donner a son film une saveur "authentique". En effet on sent a chaque plan la recherche de l'authenticité, tant dans  les décors que dans les costumes, mais j'en reparlerai plus tard.



alexander_0L'histoire nous compte la vie de l'illustre Alexandre Le Grand, elle se déroule en trois partie, a la façon d'un procédé scénaristique que l'on nomme "Rise and fall" (ascension et chute), la première partie nous montre la naissance d'un chef, la seconde est axée sur les conquêtes, et la troisième nous conte la décadence de son empire. Le film est beaucoup plus axé sur la psychologie du personnage que je ne le pensais. Il nous présente un Alexandre plutôt torturé, déchiré entre son père et sa mère, d'ailleurs il entretient une relation quasi oedipienne avec cette dernière. Le film ne fait pas non plus l'impasse sur la bisexualité du personnage. Le film a surtout été descendu aux états unis par la presse conservatrice a cause de la façon dont Oliver Stone a traité cet aspect de la personnalité d'Alexandre Le Grand. Personnellement ça ne m'a pas choqué plus que ça, j'ai trouvé que l'homosexualité du personnage a été traitée avec beaucoup de tact, et pour ce qui est de leurs relations sexuelles, elles sont suggérées, sinon je n'ose même pas imaginer la polémique que ça aurait suscitée...





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Le seul point noir du film réside peut être dans le fait que la partie "conquêtes" est quasiment survolée, on a bien sur notre quotas de scènes de batailles, qui sont d'ailleurs hallucinantes par leurs violences, la aussi encore une fois le film parait "authentique", je fais surtout allusion a la première bataille, bref  c'est jouissif, ça saigne et ça gueule dans tous les coins.


                                                      
                     
                                                 
J'ai vraiment été surpris par la prestation de  Colin Farrell, je ne l'aime pas spécialement mais je dois avouer qu'il remonte dans mon estime. Je l'ai trouvé assez crédible, quoiqu'il manquait tout de même de charisme, enfin jouer un personnage aussi légendaire ça doit pas être ce qu'il y a de plus facile me direz-vous. Le reste du casting est assez impressionnant, Angelina Jolie, Val Kilmer, Rosario Dawson, Anthony Hopkins et Jared Leto (pour ne citer qu'eux) sont aussi de la partie, et ça pour notre plus grand plaisir. Je me dois de dire a mes congénères de la gente masculine que la sculpturale Rosario Dawson apparaît totalement nue pendant toute une scène, et on voit pas qu'un peu croyez moi (j'espère que ça vous aura donné envie de voir le film ^_^).


alexandreSi vous êtes un passionné de l'Antiquité sachez que le film a bénéficié d'un travail colossal de reconstitution, que ce soit dans l'architecture des bâtiments, les costumes et les bijoux des protagonistes, les sandales d'Alexandre etc...


Chaque cité a été méticuleusement reconstituée en numérique, les rétines en prennent d'ailleurs un sacré coup. Enfin visuellement le film est particulièrement "chiadé".

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En conclusion le film fût une excellente surprise (avec Oliver Stone a la réalisation ce serait difficile de faire autrement). Pour l'instant c'est LE meilleur péplum moderne que j'ai vu. A noter que l'édition collector d'Alexandre possède un Director's Cut d'une quinzaine de minutes me semble t-il, et il parait que le making of du film vaut le coup aussi, en tout cas je compte bien en faire l'acquisition (ça va pas arranger mon porte monnaie tout ça).


                                                                     

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23 août 2005

Ed Gein, Le Boucher (2001)

ed002Réalisé par Chuck Parello

Avec Steve Railsback, Carrie Snodgress, Carol Mansell

Synopsis

1957. Dans la petite ville tranquille de Plainfield, Ed Gein mène une vie ordinaire dans la ferme familiale. Mais la ferme est isolée, les parents d'Ed sont morts et les récoltes ont pourri depuis longtemps. Et les fantômes d'Ed Gein le hantent. 


Ed Gein est LE serial killer qui a influencé le cinéma américain, a la manière d'un modèle, les réalisateurs et les scénaristes se calquaient sur sa personnalité dès qu'il s'agissait de tourner un film de serial killer. Pourquoi? Parce qu'il était sans doute l'incarnation du mal sur terre. En effet c'est l'univers macabre d'Ed Gein qui inspira Tobe Hooper pour son film Massacre à la tronçonneuse, Alfred Hitchcock s'inspira aussi de quelques éléments de la vie d'Ed Gein pour Psychose.


Le film raconte donc la véritable histoire d'Ed Gein, il nous montre avec tact ce qui l'a poussé tuer, les raisons de son déséquilibre mental, ses rapports avec sa mère. Le film est donc plus basé sur la psychologie du personnage que sur ses exploits macabres, ce qui est tout de même rare pour un film "d'horreur" à petit budget qui généralement s'oriente plutôt vers la facilité en nous montrant un déluge de meurtres et tripailles. Les fans de films d'horreur seront peut être déçu par le manque de scènes gores, mais ici la violence est souvent suggéré ce qui la rend plus intense. Mais le film est tout de même interdit au moins de 16 ans et croyez moi il la vaut bien. En effet certaines scènes sont assez malsaine, je pense par exemple aux scènes ou Gein déterre des cadavres, ou alors quand il revêt son costume fait en peau humaine et qu'il danse au clair de lune...ça a l'air con dit comme ça mais la scène est assez dérangeante, surtout quand on sait que tout ça est parfaitement vrai.


edgein3Ed Gein nous apparaît finalement comme un personnage assez pitoyable, il n'a rien a voir avec le cliché habituel du tueur en série charismatique. Il est assez simple d'esprit fragile, est complètement soumis a sa mère, il n'a pas d'amis en dehors de 2 enfants, il est complètement seul et réagi souvent comme un petit garçon. Et comme tous les serial killer, il veut par dessus tout s'intégrer dans la société mais n'y arrive pas (il veut aussi ressusciter sa mère mais ça c'est une autre histoire). Bref il parait totalement inoffensif, ce qui explique peut être pourquoi les enquêteurs ont mis si longtemps à l'arrêter, c'est d'ailleurs ce qui fait sa grande force.


En revanche l'univers d'Ed Gein (c'est à dire sa ferme) est aussi terrifiant que dans "Massacre a la tronçonneuse", on y trouve des têtes accrochés un peu partout, des lampes fait avec des colonnes vertébrales, des bocaux remplis d'organes et de membres disséminés un peu partout, et j'en passe...

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Pour ce qui est de l'acting, et bien Steve Railsback est tout bonnement époustouflant, il donne une réelle profondeur au personnage. En comparant  avec des photos du véritable Ed Gein je me suis aperçu qu'il avait du accomplir un énorme travail pour arriver ce résultat, on croirait voir à l'écran le véritable Gein c'est très troublant. Pour ce qui est du reste du casting, ben c'est pas qu'il jouent mal mais bon ça casse pas 3 pattes a un canard quoi.

Au final j'ai vraiment été surpris par ce film, je m'attendais vraiment a un film d'horreur banal avec son quotas de scène gore, mais le film joue la carte de "l'originalité" en traitant  de la psychologie et des sentiments du tueur. A noter que la maison de production Tartan Films Production a aussi produit un film sur un autre célèbre Serial Killer amérciain, Ted Bundy que je chroniquerai bientôt (du moins je l'espère).

Pour ceux que ça intéresse, vous trouverez une biographie complète d'Ed Gein ici.

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Une petit gallerie photo du véritable Ed Gein

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27 juillet 2005

Karate Tiger (1985)

sans_titre1Réalisé par Corey Huyen

Avec Kurt McKinney, Jean-Claude Van Damme, J.W. Fails

Jason, jeune élève de karaté et grand admirateur de Bruce Lee, va être amener a affronter le terrible "Ivan Le Russe", redoutable combattant et puissant membre de la pègre qui persécute sa famille.


Autant le dire tout de suite, Karate Tiger n'est vraiment pas un film d'intellectuel. Il fait parti de toute cette vague de films américain sur les arts martiaux sortis dans les années 80. C'est le genre de film qui a bercé toute mon enfance et même si ce sont des films de piètre qualité, je ne m'en lasse pas. Tout d'abord ce type de film a toujours plus au moins le même déroulement scénaristique, au début de film le héro se fait généralement tabasser par une bande de jeunes habitant la même banlieue pavillonnaire formaté que lui. Puis il passe par une phase d'entraînement intensive de Karaté ponctuée par quelques phrases de philosophie asiatiques, puis il retourne ensuite péter la gueule à toute la bande de voyou de son lycée ou de son quartier. Généralement en rôle secondaire on a le black de service sosie de michael jackson période "Thriller" qui est le meilleur ami du héro et qui sert d'élément comique au film, et un personnage féminin qui tombe amoureuse du héro généralement a la fin de l'histoire.


Le film est a mi-chemin entre Karate Kid et Rocky IV (je suis sur que ça vous donne hyper envie de le voir), Karate Kid pour l'apprentissage des arts martiaux, et Rocky IV pour le grand méchant Russe interprété par Van Damme. Bien que Jean Claude soit en tête d'affiche, sachez qu'on ne le voit au grand maximum que 15 minutes. Il est aussi important de savoir que la personne qui enseigne a Jason les arts martiaux n'est autre que, le fantôme de Bruce Lee!!!!! En effet le héro, dans une scène très hilarante, après s'être fait battre et humilié devant tous ses amis, supplie Bruce Lee de lui venir en aide. La personne qui joue Bruce Lee, a part la coupe de cheveux, les vêtements, et les yeux bridés, ne lui ressemble pas vraiment. L'acteur y met tout de même du coeur en essayant d'imiter la gestuelle et les mimiques du petit dragon, mais bon étant donné la petitesse du budget du film on ne va pas trop chipoter sur le jeu des acteurs.


Même si c'est un nanard, le film possède un certain "charme" dû à son côté kitsch. En effet, du style vestimentaire des acteurs, en passant par les musiques au synthé hyper caricaturales, et en analysant la finesse des dialogues a la "hey yo mec tes vieux t'ont puni?", Karate Tiger est kitch jusqu'au bout des ongles. En regardant ce film on a vraiment l'impression que les années 80 étaient une période maudite pour les adolescents de l'époque, obligé de s'habiller en polo orange fluo et en pantalon mauve avec des chaussures jaunes poussins. Le brushing des acteurs mérite aussi a lui seul un article, mais je ne m'étendrai pas sur le sujet, je vous dirai juste pour vous mettre l'eau a la bouche que ça ressemble a un mélange entre la banane d'Elvis Presley et la perruque de Dave.
Le film est très mal doublé, ce qui contribue a le nanardiser encore plus, les quelques phrases que lance J-C Van Damme sont absolument incompréhensible (apparamment le doubleur de JCVD a jugé bon d'imiter l'accent russe mais on a plus l'impression d'entendre un paysan du Berry qu'un truand russe).


Pour finir Karate Tiger est un film qui illustre a merveille toute cette période des films d'arts martiaux américain des années 80, ce n'est pas un chef d'oeuvre loin de la mais c'est un très bon nanard qui vous fera passer une excellente soirée.

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02 juillet 2005

L'enfer des Zombies (Zombi 2)

zombi2_11Réalisé par Lucio Fulci

Avec Catriona MacColl, Paolo Malco, Giovanni Frezza, Anna Pietroni, Dagma Lassander

Synopsis du DVD

Dans le port de New York, un bateau semblant abandonné, dérive et frôle la statue de la liberté. Accosté par deux policiers, celui-ci s'avère contenir une créature terrifiante :un mort vivant qui agresse les gardes-côtes avant de tomber à l'eau. Intriguée, un jeune journaliste décide d'enquêter et emmène quelques amis sur l'île d'ou provient le mystérieux bateau. Mais l'île n'est plus habitée que par un médecin et ses quelques patients. Très vite, ils découvriront le secret de cette île maudite où les morts se lèvent de leurs tombes pour dévorer les vivants.

L'enfer des zombies est le second film de Lucio Fulci que j'ai vu, il faut avouer que j'étais assez perplexe en ce qui concerne la qualité du film car le premier Fulci que j'ai vu était un western hyper glauque, Les 4 de l'apocalypse, que j'avais  moyennement apprécié. C'est donc avec tout un paquet d'a priori stupides que démarrait la lecture du film.

Lucio Fulci a réalisé L'enfer des zombies dans l'optique de faire une préquelle au Zombie de Georges Romero. Il revient à la source même du mythe zombiesque : Le culte Vaudou. Les protagonistes de l'histoire sont donc placés dans un univers qui leur est complètement étranger, à savoir la jungle.


sangkuware1L'histoire démarre donc vraiment a partir du moment ou les personnages se retrouvent dans les caraïbes (les premières minutes a New York sont un peu longues,a part bien sur la découverte du bateau abandonné. Le Zombie qui se cache dans le bateau est d'ailleurs le zombie le plus effrayant que j'ai jamais vu).


zombiLes décors tropicaux font un peu contraste avec le caractère horrifique de l'histoire, je trouve que ces paysages ensoleillés et rassurant cassent un peu l'ambiance du film censée être stressante (on est très loin de la jungle hostile et inquiétante de Cannibal Holocaust). On a pas cette sensation d'étouffement que l'on ressent habituellement dans les films de Fulci comme par exemple L'au-delà pour ne citer que lui ^^ . C'est pour cela que je considère plutôt L'enfer des Zombies comme un film d'aventures que comme un film gore (et dieu sait qu'il est gore). D'ailleurs le film ne repose que sur les effets gores, ce qui ravira les fanas de bis italien. La superbe musique de Fabio Frizzi donne une réelle dimension apocalyptique au film (notamment lors du plan final sur le pont à New York).


                                                         

zombi23Les effets spéciaux et les maquillages sont très réussis, ils font vraiment "réalistes". Je fais bien sur allusions a la scène de l'énucléation qui est hallucinante tant elle parait réelle, c'est d'ailleurs LA scène culte du film (ça et la scène du festin des zombie). Les zombies de Zombi 2 n'ont rien à voir avec ceux de Romero, ils sont bien plus effrayants que ces derniers. On a affaire cette fois ci a des morts vivants putréfiés et squelettiques rongés par les vers (et non pas à de ridicules zombies bleus).


En somme L'enfer des Zombies est film que j'ai bien aimé même si je trouve qu'il a pas mal vieilli. Je m'attendais à mieux compte tenu de son statut de film culte, mais bon, ça reste quand même un bon divertissement. Pour ceux que ça intéresse sachez qu'un magnifique coffret collector est sorti chez Néopublishing, leur délai de livraison est très court j'ai jamais eu de problèmes. Vous trouverez aussi sur le site d'autres films de Lucio Fulci.


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30 juin 2005

Le voleur de bicyclette (1948)

le_voleur_de_bicycletteRéalisé par Vittorio De Sica
Avec Lamberto Maggiorani, Enzo Staiola, Lianelle Carell, Gino Saltamerenda, Vittorio Antonucci


Synopsis du dvd

Dans les faubourgs de Rome, Antonio Ricci, ouvrier au chômage, se voit proposer un emploi de colleur d'affiches, pour lequel il doit absolument posséder un vélo. Mais on le lui vole durant son premier jour de travail. Désespéré, il parcourt la ville avec son fils a la recherche du voleur.


Le voleur de bicyclette est une oeuvre phare du néo-réalisme Italien réalisé au lendemain de la seconde guerre mondiale. Pour tout vous dire je n'y connais absolument rien en matière de néo-réalisme, j'ai juste vu La Dolce Vita de Fellini (que je n'ai d'ailleurs pas trop aimé). Mais par contre j'ai trouvé Le voleur de bicyclette tout simplement génial. C'est un film très touchant et magnifiquement bien joué (j'ai lu que tous les acteurs qui jouaient dans le film étaient  des acteurs amateurs, franchement ils rivalisent amplement avec les acteurs pros). Le réalisateur a tourné son film dans une Rome surpeuplée et miséreuse. Les plans ou l'on voit des files d'attentes interminable devant les arrêts de bus ou de tramway donne une impression de désordre permanent, ce qui donne a la ville un air de métropole tentaculaire. La misère y est omniprésente, il émane des rues un climat de tension (Cf. Le plan des femmes qui se disputent pour l'eau etc...). Personnellement un des plans qui m'a le plus marqué c'est quand on voit les montagnes de drap qui s'entassent chez le prêteur sur gages, signification du désespoir des petites gens qui bradent tous leurs biens pour subsister a la crise.


voleurLe personnage central de l'histoire n'est ni le père, ni le fils, mais la bicyclette. En effet  est la cause de tous les malheurs d'Antonio, tout le film tourne autour d'elle. Le voleur en lui volant sa bicyclette lui vole aussi sa dignité et son travail. Elle représente  la survie de sa famille, car je le rappel si Antonio ne retrouve pas sa bicyclette avant un certain délai, il perdra son travail et retombera dans la misère. C'est pour cela qu'il s'attelle tant a la retrouver. La dernière scène du film est magnifique, j'en avais les larmes au yeux tant elle est émouvante. Le message final qui ressort du film est que les pauvres sont en quelques sorte condamné a se voler entre eux.

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Lamberto Maggiorani est surprenant, il donne une réelle profondeur au personnage qu'il interprète. Il a une sacrée gueule, il me fait un peu penser à Tim Roth ou a Ralph Fiennes. Le petit Enzo Staiola est aussi très bon, c'est  l'archétype du petit chenapan Italien ^_^ .
La musique est très mélancolique, elle me fait beaucoup penser a celle du parrain. Elle accentue la dimension dramatique du film.


Le voleur de bicyclette est un classique que tout le monde se doit d'avoir vu, je le recommande vivement et j'espère que vous l'apprécierez autant que je l'ai apprécié.


P.S. : À noter qu'il est en vente a 2.99 euros sur cdiscount, à ce prix la c'est vraiment un cadeau...


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28 juin 2005

Okita Le Pourfendeur (1972)

afficheRéalisé par Kinji Fukasaku
Avec Sugawara Bunta, Noburu Ando, Asao Koike, Kyosuke Machida


Okita Le Pourfendeur relate les déboires d'un petit voyou particuliérement violent et plein d'ambition, qui essaie de se refaire aprés sa sortie de prison.


"Je m'appel Okita Isamu, J'aime la baston et les filles. Mais je perds toujours au jeu..." C'est par ces phrases que commence le premier Monologue du film. On est mis dans l'ambiance dés les premières minutes, une ambiance faite d'ultra violence et de vices. De tous les films de yakuza de Fukasaku, Okita est l'uns de mes préférés. Bien que le film prenne pour fond l'univers de la pègre japonaise, il est centré uniquement sur le personnage d'Okita, Sorte de rebelle nihiliste et solitaire. Tout comme dans Violent Cop de Takeshi Kitano, la violence est le seul moyen d'expression d'Okita, il n'arrive pas a exprimer ses sentiments autrement. Malgré tous les vices et toute la violence dont fait preuve le personnage, je le trouve attachant. Oui j'ai bien dit attachant, car Okita est un personnage paumé plus complexe qu'il n'en a l'air. On pourrait penser quand on voit les premières minutes du film que le personnage est d'une stupidité sans nom aux vues de ses actes, mais au fil du film on se rend compte que le personnage est rempli de tristesse et qu'il semble se rendre compte de la gravité de ses actes, comme si la violence était un moyen pour lui de se construire une carapace. Mais le caractère qui émerge le plus de sa personnalité, et qui lui donne par la même occasion un certain charisme, c'est son nihilisme. En effet le personnage ne semble pas se préoccupper des répercussions de ses actes, il sait que cela va lui attirer des ennuis mais il s'en fout complètement, il va jusqu'au bout. On pourrait presque faire la parallèle avec le personnage du flic ripoux qu' Harvey Keytel interprète dans Bad Lieutenant d'Abel Ferrara, le personnage sait qu'il est foutu, mais pourtant il continue avec détermination sa descente aux enfers sans essayer d'y changer quoique ce soit, comme si ses actes avaient encore un sens.
De plus le film est particulièrement malsain du point de vue la relation amoureuse ambigu qu'entretient Okita avec une prostituée (Dans le genre "je t'aime,moi non plus") qu'il a violé quand elle était plus jeune, c'est pour cela qu'il n'est pas à mettre entre toutes les mains.
La fin du film est tout simplement grandiose, comparable au final de Scarface de Brian De Palma.


Au niveau de la réalisation et bien c'est tout simplement fantastique (n'oublions pas qui est derrière la caméra).Le réalisateur réinvente les règles du cinéma japonais en alliant le film noir traditionnel a la brutalité des temps modernes.
Sugawara Bunta livre une interprétation époustouflante, il bouffe littéralement l'écran a à chaque apparition .A noter aussi la présence de Ando Noboru, qui a souvent des seconds rôles dans les films de Fukasaku.



Okita Le Pourfendeur n'est certainement pas le meilleur film de Fukasaku, mais il mérite amplement d'être vu et revu car c'est une expérience qui ne vous laissera pas indifférent.


PS:Si vous voulez en savoir plus sur Fukasaku, sachez que 2 coffrets regroupant 2 films chacuns sont sortis chez l'excellent éditeur Wild Side (les films présenté dans ces coffrets sont totalement inédits en france).
                                             
                                          fuka2g      fukag

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26 juin 2005

Rambo-First Blood (1982)

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Réalisé par Ted Kotcheff
Avec Sylvester Stallone, Richard Crenna, Brian Dennehy


Synopsis d'allociné

John Rambo est un héros de la Guerre du Vietnam errant de ville en ville à la recherche de ses anciens compagnons d'armes.
Alors qu'il s'apprête à traverser une petite ville pour s'y restaurer, le Shérif Will Teasle l'arrête pour vagabondage. Emprisonné et maltraité par des policiers abusifs, Rambo devient fou furieux et s'enfuit dans les bois après avoir blessé de nombreux agents.
Traqué comme une bête, l'ex-soldat est contraint de tuer un policier en légitime défense. Dès lors, la police locale et la garde nationale déploient des moyens considérables pour retrouver le fugitif. Le Colonel Trautman, son mentor, intervient et essaie de dissuader les deux camps de s'entre-tuer pendant que Rambo, acculé et blessé, rentre en guerre contre les autorités.


Rambo est LE film qui a marqué mon enfance. Dés que les gens entendent le mot "Rambo"  ils pensent tout de suite a un film d'action bourrin, débile et violent.C'est une énorme erreur car la particularité de Rambo-First blood sur les autres films d'action de l'époque, c'est qu'il fait passer un message sur les vétérans du Vietnam, qui, après avoir perdu la guerre,se sont fait lyncher par l'opinion publique a leur retour aux U.S.A. alors qu'ils s'étaient battus pour leurs pays. Le film montre aussi la difficulté pour un vétéran, qui a connu l'horreur de la guerre à se réintégrer dans la société civile. D'ailleurs ce sont les policiers de la ville qui déclarent la guerre a Rambo en le bouclant pour vagabondage, c'est le shérif qui est déclencheur de la furie de l'ex béret vert.

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Le film possède quand même de belles scènes d'actions, ma préférée reste  la scène de traque dans la forêt ou les policiers se font piéger un par un par Rambo. Ted Kotcheff est au sommet de son art et nous offre des plans magnifiques de paysages de cambrousse américaine. Il installe au fur et à mesure du film et selon les scénes différentes ambiances.
Stallone s'est beaucoup investi (il a effectué quasiment toutes les cascades lui même) et ça se voit, il est vraiment très crédible et rend le personnage complexe et touchant. Il a le regard "a 10 km",oui selon les dire des ex soldats, les vétérans qui ont côtoyé plus d'une fois la mort ont un regard figé a l'horizon.
Un détail que je trouve assez amusant, c'est que toutes les répliques du film semblent avoir été écrites pour être cultes du genre "je ne viens pas sauver Rambo, je viens VOUS sauver de Rambo".
Le dernier monologue est assez émouvant (bon d'accord, en V.F il fait ridicule au possible, mais en V.O il est bien je vous assure.), il montre avec justesse la difficulté qu'on les vétérans à se réintégrer dans la société (oui je sais je l'ai déjà dit).
Mais le film ne serait pas ce qu'il est sans la magnifique musique de Jerry Goldsmith (essayez d'écouter le thème du film, je le trouve vraiment génial).


portes_disparus_841A sa sortie Rambo fût un énorme succés, il engendra d'ailleurs toute une flopé de films plus ou moins bons (des nanards pour la plupart) tels que la série des Portés disparus (Missing In action) avec Chuck Norris, ou alors Commando avec Schwarzy, il y a même un Rambo Russe, d'ailleurs j'aimerais bien mettre la main sur ce film. Enfin pour résumer , tous les films qui mettent en scéne un ex-commando bodybuildé plein de testostérone expert en arme,capable de déglinguer tout un régiment de soldat a lui tout seul, sont inspirés de Rambo.





Le film eu 2 suites qui ne sont pas aussi réussi que le premier, mais qui sont a prendre au second degré . Rambo 3 d'ailleurs est particuliérement hilarant , en le revoyant j'avais l'impression de regarder une parodie du style Hot Shots 2 .

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First Blood est pour moi un véritable chef d'oeuvre du film d'action qui a marqué toute une génération de cinéphiles . A noter qu'il est sorti il y a peu un Coffret 4 dvd regroupant les 3 films plus un cd bonus. Chaque galette est bourrée de bonus (le dernier Cd regroupe plusieurs documentaires sur la guerre du Vietnam ) ,le transfert de l'image et du son sont vraiment nickel. Je l'ai trouvé a moitié prix sur cdiscount, donc si vous etes un fan de Stallone vous devez absolument le posséder.

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25 juin 2005

Ulysse (1953)

ulysseRéalisé par Mario Camerini
Avec Kirk Douglas, Silvana Mangano, Anthony Quinn


Tout le monde connaît l'histoire d'Ulysse, le cheval de Troie, le cyclope, Circée blablabla...


Il fut un temps ou le péplum était un genre qui était exploité uniquement par le cinéma populaire Italien, avant d'être détrôné par le western. Les premiers péplums furent tournés dans les années 1910 (principalement par des réalisateurs anglophones) ,puis le genre fut reprit par les fasciste (Mussolini en grande partie) dans les années 30-40 dans un  but propagandiste. C'est dans les années 50 que le genre renaîtra de ses cendres et qu'on assista a une véritable déferlante de films alliant mythologie et histoire.


Ulysse
fait partie de cette déferlante de péplums que connut l'Italie dans les années 50, cette période est d'ailleurs considérée comme l'âge d'or du genre. Le film est l'adaptation du célèbre livre d'Homère L'Odyssée .Il raconte le voyage de retour d'Ulysse vers son royaume d'Ithaque. Comme vous le savez Ulysse va être confronté a de nombreuses péripéties (Le cyclope, les sirènes etc...) tandis que sa femme résiste tant bien que mal aux demandes en mariage des prétendants au trône d'Ithaque.


Tout d'abord la Version originale du film est en italien (les films étaient souvent redoublés en studio étant donné que les acteurs étrangers jouaient dans leurs langues d'origine) , mais ce doublage est très réussi (ce qui est assez rare pour un film italien ^^ ) .
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Dans le rôle d'Ulysse nous avons un Kirk Douglas (Spartacus) très en forme, son jeux d'acteurs est impeccable (comme d'habitude quoi) et Silvana Mangano joue les rôles de Circée et de Pénélope. D'ailleurs ce choix de faire jouer ces 2 rôles a Silvana Mangano est assez intéressant du point de vue de l'histoire puisque l'on comprend mieux la facilité avec laquelle Ulysse tombe amoureux de Circée (ceci dit tomber amoureux de Silvana mangano ne doit pas vraiment être difficile ^_^ ).
Le film se déroule en 2 histoires , on suit a la fois les aventures d'Ulysse et le dilemme auquel Pénélope est confrontée.A noter la présence aussi de Anthony Quinn qui joue le rôle de Antinoos, le prétendant favoris au trône.
Le film se termine par la vengeance d'Ulysse, qui descend tous les prétendants (qui s'apparentent plutôt a des parasites qui pillent l'île).Cette scéne de carnage est assez jouissive bien que j'aurais aimé qu'elle soit plus sanglante (je ne sais pas si le livre se termine de la même maniére, si quelqu'un pouvait me renseigner sur ce sujet je lui en serait gré.


Pour ce qui est du point vue des décors, et bien ils sont tous dans l'ensemble très réussi (sauf pour la caverne du cyclope qui fait un peu papier mâché) , on a toute une flopé de paysages méditerranéens magnifiques. Les costumes ne sont pas ridicules (oui je le dis parce que se balader en sandales et en tunique ça fait pas forcément très classe).


kirk2Pour ce qui est des effets spéciaux et bien ils m'ont rappelés ceux des films Sinbad Le Marin pour l'époque c'est pas mal mais ça fait quand même très kitsch aujourd'hui, y a rien qu'a voir le cyclope pour s'en rendre compte.


En somme Ulysse est un excellent film de genre italien, certes ce n'est pas le meilleur mais on ne s'ennuie pas une seconde, on est totalement captivés par les nombreuses péripéties auquel le personnage est confronté. A noter qu'un DVD est sorti dans la collection "Les plus grands péplums de l'histoire",le transfert de l'image est trés bonne et la bande son est nickel. Avis aux amateurs!



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Planète Interdite (1957)

planeteinterditeRéalisé par Fred Mcwilcox
Avec Walter Pidgeon, Anne Francis, Leslie Nielsen

Au 22éme siécle un croiseur sidéral se pose sur la planète Altaïr 4 ou les seuls habitant sont le Dr.Morbius (Walter Pidgeon) et sa fille Alta (Anne Francis), seuls survivants d'une expédition scientifique débarqué 20 ans plus tôt dont les membres furent mystérieusement exterminés.


Malgré ses apparences de série B de S.F typique des années 50, Planete Interdite est l'un des meilleurs films de science-fiction que j'ai jamais vu. Tout est parfait dans ce film, le scénario, le jeux des acteurs ,les effets spéciaux (il faut avouer que pour l'époque c'est quand même pas mal du tout) ainsi que les décors .


L'histoire est assez poignante et le réalisateur instaure un climat d'inquiétude. Vient s'ajouter à cela une dimension fantastique qui contribue a renforcer le mystère qui tourne autour de cette planete.Je ne m'étendrai pas plus sur le scénario par peur de dévoiler des élements de l'intrigue.
Les acteurs sont crédibles, la prestation de Leslie Nielsen est assez "époustouflante" étant donné qu'on a l'habitude de le voir jouer dans des parodies.Oui Leslie Nielsen sérieux avec les cheveux gominés à mort ça existe ^^ ,
la preuve.


Les effets spéciaux ainsi que les costumes auraient pu sombrer dans le "kitsch" (je rapel que le film date de 1957) mais étrangement je n'ai pas trouvé qu'ils faisaient ringard. En parlant d'effets spéciaux, le film jouit de la présence d'une star de la S.F des années 50, je parle bien sur de
Robby Le Robot (qui lui fait Kitsch en revanche). Robby c'est le robot dont toutes les ménagères rêvent , il vous conduit ou vous voulez, il vous fabrique ce que vous voulez à volonté (émeraude,whisky) ,et il garde la maison la nuit . Pour les décors, et bien on voit clairement que ça a été tourné en studio (surtout pour les scènes d'extérieur) mais cela ne nuit pas au film , je dirais meme que ça lui donne un certain "charme" .Vous n'avez cas un jugez par vous même .


Planete Interdite est un film qui me tient beaucoup a coeur, c'est probalement l'un des meilleurs films  de science fiction des années 50.

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